Les choses ont bien changé dans les relations hommes/femmes, et heureusement. La place d’une épouse n’est plus à la cuisine et les hommes d’aujourd’hui assistent de plus en plus souvent aux accouchements. Les personnes des deux sexes ne sont pas très différentes dans leur capacité intellectuelle, ou dans leur perception émotionnelle, et tout cela est confirmé par 2 000 recherches scientifiques. Cependant, la question de savoir qui doit payer le dîner dans un restaurant reste encore, à ce jour, épineuse.

Chacun d’entre nous peut décrire facilement comment doivent se comporter “une vraie femme” et “un vrai homme”, et toutes ces perceptions sont différentes d’une personne à l’autre. Ces différences viennent des stéréotypes (l’idée qu’on a de la façon dont les hommes et les femmes doivent se comporter) qui nous guident. Si ces règles sociales commencent à te déranger, cela vaut la peine de te demander s’il n’est pas temps de tout changer.

Stéréotype 1 : les filles doivent être belles et gentilles, et les garçons doivent être forts et courageux

Les enfants n’ont aucune idée de comment se comporter par rapport à leur sexe, mais les adultes leur font comprendre rapidement. Les garçons ont honte de pleurer et les filles sont désespérées à cause d’une robe déchirée. La psychologue Christia Spears Brown explique dans son livre How To Raise your Kids Free of Gender Stereotypes, que dans une conversation avec des garçons, les adultes parlent souvent de chiffres et de phénomènes naturels, tandis qu’avec les filles, ils évoquent plutôt leur apparence physique. Devine qui s’inquiète à la fin de la forme de son nez et de ses kilos ?

Brown écrit que tous les enfants, quel que soit leur sexe, doivent avoir des jouets de trois types différents : pour l’intellect, pour le corps et pour les émotions. Les puzzles et les blocs développent l’intelligence, les bicyclettes et les ballons sont bien pour faire une activité physique, et jouer avec des poupées et des animaux en peluche leur apprend à être gentil et à prendre soin des autres.

N’interdis pas à un garçon de jouer avec de la vaisselle pour enfants ou avec une poussette, et laisse les filles s’amuser avec un petit camion. N’utilise pas les phrases comme : “ne te bats pas, tu es une fille”, “ne te laisse pas faire, tu es un garçon”. Apprends à ton fils à cuisiner et à faire le ménage, et à ta fille à utiliser un tournevis et un marteau. Comme ça, peut-être qu’à l’avenir, les garçons ne seront pas gênés de demander des vacances pour la naissance de leur enfant, et les filles pourront choisir une profession de manière plus libre, qu’il s’agisse de faire de la plomberie, du pilotage ou de l’ingénierie.

Stéréotype 2 : l’homme doit payer pour la femme au restaurant

Il n’y a pas très longtemps, l’américaine Ashleigh Bradley s’est plainte sur Twitter qu’elle avait eu un rendez-vous romantique au cours duquel, après avoir dit au garçon que cela n’irait pas plus loin que le dîner, il lui a demandé de payer la moitié de l’addition. Cela a provoqué un vif débat sur Internet : est-ce que l’homme doit payer pour la femme lors d’une rencontre amoureuse ? Si la réponse est oui, pour quelles raisons exactement ?

Les psychologues assurent que les attentions traditionnelles masculines comme le bouquet de fleurs, le rendez-vous romantique et le fait d’ouvrir les portes de manière chevaleresque, ne sont qu’un rituel romantique qui ne doit pas être perçu comme une prise en charge de tous les besoins d’une femme. La courtoisie est une marque de bonne éducation, mais si la femme veut être respectée et avoir son opinion, elle n’a pas besoin d’attendre de l’homme des soins permanents.

Quand il s’agit d’une relation stable, la situation habituelle est que l’homme propose de payer et que la femme lui dise non. Et s’il lui donne quelque chose, elle lui donne aussi quelque chose en retour. Bien sûr, si une femme a vraiment besoin d’aide, elle peut parfaitement la demander et l’homme devra l’aider, mais cela ne veut pas dire qu’elle n’est pas capable de prendre soin d’elle.

L’actrice Emma Watson, dans l’un de ses discours consacrés au féminisme, a déclaré : “J’aime bien quand on m’ouvre la porte ou qu’on m’invite à dîner. La question est plutôt la suivante : est-ce que ce serait offensant pour l’homme si, à mon tour, je lui tenais la porte ? Si ce n’est pas le cas, tout va bien, parce qu’on est juste en train de nous comporter comme des gens bien élevés”.

Stéréotype 3 : les hommes sont polygames et les femmes doivent le supporter

Les statistiques sont variables, mais les scientifiques ont conclu que les hommes trompent leur partenaire beaucoup plus souvent que les femmes. Certaines personnes pensent que les hommes ont une espèce de “gène de l’infidélité”, et c’est pour ça qu’ils ne peuvent pas résister à la tentation. Les psychologues pensent que la monogamie naturelle soit partagée. Le fait que les femmes soient déjà tombées amoureuses d’autres personnes avant de trouver leur mari montre qu’elles sont également polygames.

La fidélité est un choix conscient, et l’infidélité est une raison de se demander si cela vaut la peine de continuer dans la relation. Même si tu ne veux pas te séparer, il vaut mieux garder une certaine distance avec l’autre pendant un temps. La personne qui a trompé doit être chargée d’initier le dialogue dans le cas où la relation pourrait continuer.

Stéréotype 4 : les hommes gèrent beaucoup mieux les postes de direction que les femmes

De nombreux employeurs estiment que les femmes ne soient pas qualifiées pour occuper des postes de direction et leur donne, de ce fait, des emplois où elles peuvent rarement montrer leurs compétences comme leaders. Cette idée crée l’effet “plafond de verre” — une barrière invisible qui limite l’évolution des carrières des femmes pour des raisons qui n’ont rien à voir avec leurs capacités professionnelles.

Il y a encore d’énormes écarts salariaux à emploi égal. Cependant, le célèbre psychologue Jordan Peterson affirme que l’écart salarial est, non seulement, causé par les différences entre les sexes, mais aussi par des traits de personnalité, comme le fait d’être trop mou ou trop émotif. Certaines attitudes sont enseignées depuis le plus jeune âge chez les femmes, de sorte qu’il devient plus difficile pour elles de gagner un meilleur salaire et d’aller de l’avant.

L’actrice Jennifer Lawrence a découvert que ses collègues masculins avaient obtenu de plus gros salaires qu’elle pour le même film. Elle a expliqué n’avoir parfois pas vraiment insisté dans la négociation de son cachet, car elle ne voulait pas avoir une mauvaise réputation. Depuis, Jennifer et d’autres actrices d’Hollywood se battent pour l’égalité des salaires et elles servent d’exemples aux autres femmes qui luttent pour avoir les mêmes droits.

Stéréotype 5 : les hommes ne pleurent pas

Selon des études, les hommes éprouvent de la colère, de la tristesse et de la peur autant que les femmes, mais ils n’expriment que la colère et suppriment la peur et la tristesse (contrairement aux femmes qui répriment leur colère et expriment leur tristesse et leur peur). De plus, les hommes ne pensent pas qu’ils peuvent sentir de la compassion ni de l’empathie. Mais si on regarde de près les réactions physiologiques et faciales des hommes et des femmes, on peut dire qu’ils ont les mêmes capacités.

En d’autres termes, les hommes sont soumis à une lourde charge de stéréotypes sexuels tout comme les femmes. Ils sont forcés de cacher leurs émotions et de ne pas montrer qu’ils ont des difficultés. Mais ces stéréotypes rendent leur vie beaucoup plus difficile.

Emma Watson a dit : “Je déteste l’idée que les hommes n’aient pas le droit de pleurer. Ils ne peuvent pas exprimer leurs émotions et ne peuvent pas dire ce qu’ils ressentent. C’est épouvantable. La capacité d’exprimer tes émotions ne te rend pas faible, elle fait de toi une personne. Si tu as un cœur qui bat dans ta poitrine et que tu t’en soucies, c’est génial !”

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