Quand un bébé naît, ses parents réalisent qu’à partir de ce moment, son cœur ne bat plus en eux, mais à l’extérieur, le voici une personne à part entière. C’est là que l’aventure commence ! Nous aimons nos petits plus que tout, nous voulons leur donner ce qu’il y a de mieux et nous nous soucions toujours de leur bien-être. Eh oui, la santé de son enfant est sans doute la plus grande inquiétude d’un parent. Il n’est donc pas facile de nous convaincre qu’ils ne sont pas en danger. Malheureusement, il existe des centaines d’idées reçues (et surtout complètement fausses ! ) sur l’éducation, le développement et la santé des enfants, qui viennent perturber notre vie de parents heureux, détendus et compétents.

Mythe n°1 : Les vaccins peuvent provoquer l’autisme

La relation entre l’autisme et les vaccins reste l’un des mythes médicaux les plus actifs et les plus nuisibles. Il n’a aucun fondement scientifique, mais il a une date de parution : février 1998, lorsqu’une étude d’Andrew Wakefield a été publié dans le magazine de renom “The Lancet”. Dans son article, il a déclaré que les vaccins contre la rougeole, les oreillons et la rubéole provoquaient l’autisme. Par la suite, on a découvert que les résultats des recherches en question avaient été manipulés, de sorte que la licence de Wakefield lui a été retirée. Mais le mythe quand à lui, il est malheureusement toujours vivant.

Il s’agit donc d’une pratique sûre, les complications qui en découlent sont très rares, alors que le vrai danger est de ne pas se faire vacciner : si le risque de mourir d’un vaccin contre la rougeole est de un sur un million, le risque de mourir de cette maladie est de un sur mille.

Mythe n°2 : Une personne peut contracter une méningite si elle se promène sans bonnet

La méningite est causée par des virus, des bactéries et des champignons, et une promenade sans bonnet pendant la saison froide n’a rien à voir avec cela. En hiver, cette maladie se répand plus souvent, non pas à cause du climat, mais parce qu’à cette époque de l’année, les gens sont plus fréquemment à l’intérieur et dans des endroits mal ventilés. Le mode de transmission de la maladie reste le même : dans l’air.

Cependant, le virus des oreillons peut causer une méningite, et c’est un autre argument en faveur de la vaccination.

Mythe n°3 : Les poux affectent les personnes ayant une mauvaise hygiène et il est extrêmement difficile de s’en débarrasser

Les poux : ce n’est pas quelque chose de honteux, et leurs victimes ne sont pas seulement celles qui ne suivent pas les règles d’hygiène corporelle. La pédiculose est une maladie courante à l’école qui touche les enfants aussi souvent que des rhumes ordinaires. Il est possible de s’en débarrasser en une journée grâce à un shampooing vendu dans toutes les pharmacies et à un peigne fin spécial. Les poux ne volent pas (et ne sautent pas non plus ! ), ils ne peuvent passer d’une tête à l’autre que par le contact, vous devez donc apprendre à votre enfant à ne pas se frotter la tête contre celles des camarades pendant les jeux ou en regardant une vidéo sur le téléphone, ni utiliser les brosses à cheveux, barrettes et vêtements des autres. Ces parasites ne survivent pas plus de 24 heures sans porteur, donc après un traitement capillaire spécifique, il suffit de changer les draps. Les couvertures et les oreillers doivent être mis dans des sacs et rester dehors toute une nuit.

Mythe n°4 : Si ton enfant a la varicelle, il a besoin d’isolement et de mercurochrome (antiseptique rouge)

Jusqu’à l’âge de 12 ans, la varicelle est facilement guérie, alors qu’elle est beaucoup plus grave chez les adultes. Dans les pays occidentaux, on n’isole ni ne met sous quarantaine un enfant qui l’attrape : il vaut mieux que tous les enfants du coin y passent aussi à temps (non, ce n’est pas sadique, cela permet juste de ne pas l’attraper étant adulte et souffrir de complications). La varicelle est généralement bien tolérée et a des délais bien définis, il n’est donc pas nécessaire de la traiter : tu peux te limiter à des antihistaminiques pour soulager les démangeaisons ou des antipyrétiques (sauf l’aspirine).

Le mercurochrome rouge (dans certains pays comme la Russie il s’agissait d’un antiseptique vert, d’où la photo ci-jointe) ne guérit pas la varicelle et son utilisation comme marqueur pour de nouvelles éruptions n’est pas non plus nécessaire (ni autorisé de nos jours) : il suffit de se rappeler que l’enfant n’est plus contagieux sept à huit jours après l’apparition des premiers boutons. Les pédiatresoccidentaux permettent également de prendre une douche pendant la maladie, ce qui peut soulager les démangeaisons. Le plus important est de veiller à ne pas frotter la peau après le bain, mais de la sécher doucement avec une serviette en tapotant.

Par ailleurs, tu peux empêcher tes enfants de vivre cette expérience, car le vaccin contre la varicelle est disponible dans de nombreux pays.

Mythe n°5 : Nez qui coule, toux et fièvre…. Une excuse pour ne pas aller à l’école

Les conversations des parents sont truffées d’accusations de ce type : “Tu emmènes ton enfant enrhumé à l’école et à cause de lui les nôtres tombent malades”. L’écoulement nasal, la toux et même des températures allant jusqu’à 37,5° ne sont pas des raisons suffisantes pour laisser ton enfant à la maison. La transmission d’infections dans un groupe d’enfants aide à entraîner le système immunitaire. Il est normal de souffrir de maladies virales respiratoires aiguës six à huit fois par an. Donc, si tu vois que ton marmot est plutôt en forme, donne-lui simplement deux ou trois paquets de mouchoirs et emmène-le à l’école.

Mythe n°6 : La septicémie peut survenir à la suite de petites coupures et blessures

Ne fais pas peur à ton enfant avec une histoire de septicémie lorsqu’il se gratte la croûte d’une plaie ou s’il ne veut pas que tu lui désinfectes une coupure avec de l’iode. S’il a un système immunitaire normal, il n’y a pas lieu de paniquer en cas de lésions cutanées mineures : il suffit de les nettoyer à l’eau et de les vaporiser d’antiseptique.

Pour éviter le risque de contracter le tétanos, en cas de blessure plus grave, l’enfant doit être obligatoirement vacciné. Si son système immunitaire est affaibli ou si l’enfant a été blessé par un objet sale, par exemple un morceau de verre dans un terrain de jeu, il faut veiller à bien soigner la blessure. Mais n’utilise pas d’iode ou d’alcool : ils assèchent la peau, ce qui fait que la plaie met plus de temps à guérir.

Mythe n°7 : Le rotavirus nécessite un traitement

Fièvre, vomissements, diarrhée : une infection par un rotavirus n’a rien d’agréable. Mais cela ne veut pas dire qu’on a besoin d’un traitement, car après un à cinq jours, l’infection disparaît toute seule. Le plus important dans ces cas est d’éviter la déshydratation pendant la maladie. D’ailleurs, on devrait toujours avoir un soluté de réhydratation orale dans notre armoire à pharmacie à la maison. Bien que certains pédiatres occidentaux conseillent de boire du coca-cola lorsqu’on passe par la maladie, cela n’a aucun fondement scientifique.

Le rotavirus étant une infection intestinale grave, l’OMS recommande de protéger les enfants avec le vaccin approprié