Les faits remontent à 2009. Kathryn Mayorga, une jeune américaine de 24 ans rencontre Cristiano Ronaldo au Palms Hotel de Las Vegas. Alors que la soirée avait plutôt bien commencé, la star aurait, quelques heures plus tard, violé la jeune fille. Cette dernière porte immédiatement plainte, mais, craignant de ne pas être cru, finira par accepter un accord financier de la part du célèbre footballeur. Aujourd’hui, la police de Las Vegas réouvre l’enquête.

Le 13 juin 2009, près d’une décennie avant la libération de la parole offerte aux femmes par le mouvement #MeToo, Kathryn Mayorga rencontre la star du football Cristiano Ronaldo dans un hôtel de Las Vegas. Alors que la soirée bat son plein, l’attaquant de la Juventus propose à la jeune femme et à une de ses amies de venir dans sa suite où la star dispose notamment d’un jacuzzi. Kathryn n’ayant pas de maillot de bain, le footballeur accepte de lui prêter un short et un t-shirt. Or, selon la plainte déposée par Kathryn à l’époque, alors que cette dernière se changeait dans la salle de bain, Cristiano Ronaldo aurait fait irruption dans la pièce, déshabillé, et aurait exigé une fellation. Kathryn Mayorga aurait refusé et demandé à quitter les lieux. Selon son récit, c’est à ce moment-là que le footballeur l’aurait poussée sur son lit et tenté d’abuser d’elle. Or, la jeune femme aurait protégé son sexe de ses mains, c’est pour cette raison que la star l’aurait sodomisée de force. Après cette agression, Ronaldo se serait excusé, assurant se comporter d’habitude comme un parfait gentleman.

Un accord financier de 375 000 dollars

Cristiano Ronaldo

Kathryn aurait alors déposé plainte auprès de la police de Las vegas et aurait fait l’objet d’un examen médical visant à prouver la véracité des faits relatés. Cependant, de peur d’être « humiliée publiquement », la jeune femme se serait contentée d’évoquer « un joueur de football célèbre », limitant par la même le champ d’action des enquêteurs. Par la suite, une « médiation privée » aurait eue lieu et un accord financier de 375 000 dollars aurait été conclu en échange d’une promesse de silence et de l’abandon de toute procédure de la part de la plaignante.

Poursuivre les auteurs « aussi célèbres, riches ou puissants puissent-ils paraître »

Aujourd’hui, près de 10 ans après les faits, la police de Las Vegas vient d’annoncer la réouverture de l’enquête. Outré, Cristiano Ronaldo a décidé de répondre à ces accusations par le biais d’une story diffusée sur son compte Instagram. La star dénonce une « fake news » et affirme être victime d’un complot, « Ils veulent se faire de la publicité sur mon nom. C’est normal. Ils veulent devenir célèbres ». « La plainte de Mme Mayorga, les preuves physiques de son agression sexuelle (…) ne sont pas des ‘fake news' » a répondu Leslie Stovall, avocat de Kathryn Mayorga dans un communiqué. Ce dernier a également ajouté que sa cliente souhaitait « obtenir justice » et « encourager toutes les victimes d’agressions sexuelles » à poursuivre les auteurs de ces crimes, « aussi célèbres, riches ou puissants puissent-ils paraître ».